Il y a quelques années en arrière, un chef d’Etat d’un pays tropical s’offusquait au cours d’une campagne électorale présidentielle et à la télévision publique nationale, comme pour le disqualifier intellectuellement, de ce que son challenger ne lisait pas un seul livre dans une année. J’avais trouvé cela extravagant, tant pour moi, la lecture s’arrime aussi à la charge de diriger avec justesse.

Antoine Blagnon

Alors j’ai pris le temps d’observer nos élites que je côtoyais. J’ai vu que, pour ne pas lire, certains le justifiaient par la rareté du temps, du fait des responsabilités liées à leurs hautes fonctions, à consacrer à lire un livre.

Puis, moi-même, je me suis surpris à ne pas finir de lire un livre débuté en mars dernier à cause de quelques contraintes professionnelles, moi qui ne suis ni chef d’Etat, ni candidat à la magistrature suprême, ni même responsable de quelque obscur comité de quartier.

J’ai alors retourné mes observations vers moi-même. Et j’ai fait cette sorte d’introspection. J’en ai déduit que ce manque de lecture relevait d’un affaiblissement de mon âme. Rien que ça ! Moins je lis, moins j’ai envie d’ouvrir un livre.

En effet, lire est pour moi une thérapie, une activité salvatrice, un remède pour oxygéner et muscler le cérébral. Lire permet de s’éduquer, de s’instruire, de nourrir l’imaginaire, de s’ouvrir aux mondes des autres, donc de bonifier sa culture. Lire forge en moi un sentiment d’exigence et m’apaise. Lire me permet de développer une logique moins chaotique et m’aide dans mes prises de décisions complexes.

A l’inverse, ne pas lire affaiblit le raisonnement et expose à la séduction la plus vile. Ne pas lire peut faire perdre confiance en soi et nous plonger dans une sorte de troubles permanents. Il faut coûte que coûte s’en prémunir. Avec la manipulation des images, des vidéos trafiquées, des informations fausses que l’on rencontre de plus en plus par l’internet, il faut pouvoir ramener tout cela à la moulinette de la dialectique.

Oui ! je veux lire. Je veux même faire mieux, je veux publier. Parce qu’écrire interroge sans cesse le lecteur qui est en nous. Il devient alors un autre catalyseur… pour lire.

Alors à toutes celles et tous ceux ici qui n’ont pas cessé de lire et encore moins d’écrire une contribution structurée et enrichissante, pensez que vous avez en moi un admirateur indéfectible de votre générosité d’âme. Tout doit s’inscrire dans le partage, tout doit se faire pour la transmission.  

Comment donc vous dire autrement que… je reviens !?

A très vite !

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