La séparation a eu lieu. Le 1er ministre de Côte d’Ivoire, M. Amadou Gon Coulibaly dit AGC, le Lion, Papa, Vié, nous a définitivement quitté. Il a été inhumé le vendredi dernier sur les terres de ses ancêtres à Korhogo.

Les populations en grand nombre et les autorités nationales ont tenu à lui rendre hommage pour l’homme qu’il était, généreux, travailleur, et pour son action politique. Et elles lui ont rendu un bel hommage, malgré les restrictions imposées par le Conseil National de Sécurité dans son dernier communiqué du jeudi 11 juin 2020 (télécharger le communiqué du CNS) en vue de briser la chaîne de contamination au Covid-19. Et c’est là que je m’interroge.

Rassemblement hommage à AGC

Pendant ces hommages, l’on a observé des rassemblements de grande foule aux stades et dans les rues violant la limite de rassemblements de 50 personnes maximum recommandées. Pis, nombre de personnes dans cette foule, possiblement porteurs du virus, ne portaient pas de masque de protection.

Si l’on convient qu’il était difficile pour les forces de l’ordre de canaliser voire d’empêcher l’expression de ces émotions débordantes, il n’en demeure pas moins que les autorités publiques ont la responsabilité de la mise en œuvre des mesures sanitaires contre le Covid-19 afin de préserver le plus grand nombre de populations de quelque contagion.

C’est d’ailleurs pour cette raison essentielle que la mesure de réduire les rassemblements de 200 à 50 personnes a dernièrement été annoncée ainsi que de maintenir fermés les bars, les salles de concerts, les cinémas, etc. L’objectif derrière ces mesures, c’est de circonscrire la propagation du virus à un nombre réduit de personne contaminée.

Bien que difficiles à vivre sur la durée, les personnes directement impactées par ces mesures s’en accommodaient plus ou moins jusqu’à faire le constat de ces foules dans des stades et dans les rues au mépris des règles édictées.

Faut-il le rappeler, depuis que ces espaces de culture et de loisir sont fermés, la faillite sévit de plus en plus chez les tenants de ces lieux, chez leurs employés pour la plupart au chômage et chez leurs fournisseurs ou prestataires. Soit !

Partons de l’exemple d’une salle de spectacle fermée, c’est tout un écosystème qui en est affecté notamment celui de la communication (visuelle). Nous sommes durement touchés. Faute de spectacle, il n’est par exemple pas possible de concevoir de visuels pour promouvoir un évènement, d’élaborer des stratégies Comm. pour pérenniser une activité, de développer des projets Web pour valoriser l’identité numérique de l’entité employeuse, en somme de faire correctement du business là où ces mesures qui nous étreignent ne sont pas respectées par tous.

Il faut y remédier. Nos sacrifices ne peuvent être ainsi méjugés.

Maintenant que notre 1er ministre repose en paix, agissons par l’exemple, tirons les leçons de nos errements et décidons des mesures opposables à tous. Le confinement ou le maintien dans l’état végétatif actuel, c’est porter plus durement encore le coup de massue aux entrepreneurs fragiles du secteur de la communication.

J’ai prêché pour ma chapelle sans minimiser l’impact sur les autres corps de métier.

Communiquons
Ceci est peut-être bon à savoir. Partagez s'il vous plaît !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *