Communiquer sur le Web
Communiquer sur le Web

Ce soir-là, je suis rentré à la maison avec du travail. J’ai la conception de la plaquette commerciale d’un client à terminer. Il en a urgemment besoin pour une rencontre d’affaires.

Après dîner, je m’excuse auprès des miens et je me mets à travailler dans un coin de la maison. Je leur promets de finir assez tôt pour passer le reste de la soirée avec eux…

J’ai les yeux rivés sur l’écran de mon ordinateur et je ne vois pas le temps s’écouler. Quand je décide de tout remballer, il est 23 h 37. Je veux retrouver les miens, discuter un peu avec eux. Hélas ! Ils sont tous allés se coucher.

Confus, je cherche à me changer les idées. Je mets la télévision sur la chaîne nationale et apparaissent à l’écran des mutins face aux autorités en train de se parler puis se congratuler. Je retiens vaguement que les hommes en armes ont promis qu’il n’y aurait plus de mutinerie armée. Ça ne me dit rien qui vaille. Je me suis un peu accoutumé à ces promesses fantaisistes. Mais je veux bien prier pour qu’advienne le calme. Abidjan est régulièrement agité ces derniers temps… Finalement, je vais me coucher.

Tenter de faire malgré la soldatesque « éburnéenne »

Mutinerie à Abidjan
Mutinerie à Abidjan

Le lendemain, je suis à mes activités quand je suis pris au milieu d’une énième révolte de soldats. Encore des bruits de bottes. Encore des mutins. C’est la débandade autour de moi. Je ne demande pas mon reste : coups d’accélérateur nerveux, violents coups de volant, coups de klaxons tintamarresques, et je m’échappe de cette zone.

Je rentre à la maison désabusé. Je me sens comme pris en otage… Je ne pourrai pas finir la fabrication de la plaquette commerciale de mon client.

Je l’appelle pour le lui dire. Il est contrarié. Mais il comprend. Il est au fait de l’actualité. La situation est potentiellement dangereuse et indépendante de moi. Puis, dans un souffle, je l’entends dire : « comment je vais faire ça ? »

Je lui propose alors de lui créer une plaquette numérique et une page Web pour sa présentation. On n’aura pas le temps de développer un site Internet complet en si peu de temps. Il accepte.

Je m’excuse à nouveau auprès des miens qui boudent et je travaille toute la nuit. Dès que je finis, j’envoie par mail à mon client, au petit matin, les liens de la page Web et de téléchargement de la plaquette numérique.

Je suis quelque peu soulagé quand il m’appelle. Je perçois qu’il est dans le même état d’esprit que moi : satisfait et apaisé. Je me dis : « on l’a quand même fait ».

Ainsi, grâce au digital, avec une page Web, un site Internet, un Blog, tout professionnel peut, quelque peu, se soustraire aux contraintes telles que  l’absence de supports papier de communication  ou les barrières physiques pour exercer ou valoriser son activité où qu’il soit.

Certes, l’on ne peut réduire la vie de l’entreprise à sa communication, mais au fond, notre plus gros travail ne consiste-t-il pas dans une certaine mesure à ne faire que ça : communiquer pour rassurer, communiquer pour conquérir des parts de marché, communiquer pour s’affranchir des situations de crise… Toujours communiquer !

Le digital est entré dans nos moeurs pour profondément modifier nos codes. Se mettre à la hauteur de ce défi pour une entreprise est un indicateur fonctionnel qui rassure.

Je note toutefois que la communication ne suffit pas à tout résoudre dans le fonctionnement de l’entreprise. Non ! Il y a ces facteurs qui entravent l’exercice de certains métiers et engendrent des préjudices immédiats.

Désertion des écoles par les élèves et leurs enseignants
Désertion des écoles par les élèves et leurs enseignants

J’ai par exemple vu ce matin de mutinerie un architecte obligé de payer la journée de travail à son équipe de chantier bien qu’elle ait été contrainte d’arrêter le travail seulement 2 heures après l’avoir débutée suite aux premiers coups de feu des soldats.

J’ai vu des enseignants déserter les salles de classes alors même qu’ils avaient des modules à dispenser aux apprenants déjà en retard sur les programmes officiels.

J’ai vu ce chirurgien qui ne pouvait pas se rendre à son lieu de travail où l’attendait un patient dans un état grave parce que les routes étaient barrées.

Et j’en ai vu des choses déplorables ce jour-là !

Il faudra que tout ça cesse enfin pour que l’activité économique  se déroule dans un environnement stable pour son efflorescence.

Antoine BLAGNON

Gérant chez WEB & EDITIONS
Professionnel de la communication et Gérant de WEB & EDITIONS, Antoine BLAGNON partage son expérience des techniques de communication, notamment sur le Web.

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