Il y a quelques temps, pas très loin derrière nous, les internautes découvraient le blog et se l’appropriaient. Ils en faisaient un médium personnel et professionnel (ce qu’il est par définition), une lucarne pour soi portée vers l’extérieur, un espace d’affirmation de talents et de compétences, un média populaire grâce, en partie, à la liberté éditoriale qu’il intègre en lui et à l’interaction possible avec l’internaute par le biais du bloc des commentaires des publications.

Le blogging est accessible à tous
Le blogging est accessible à tous

Le blog, média alternatif par excellence et facilement accessible du grand public, était plébiscité, suscitant par ailleurs des vocations de journaliste citoyen, de communicant digital, de formateur en tous genres, d’écrivain, et même de révolutionnaire 2.0…

Le blog, agrégateur de contenus

De toute nécessité, cet engouement a favorisé la production et la mise en ligne de contenus textuels et multimédias abondants et variés, chaque blogueur y allant de sa sensibilité, de son expertise, de son talent. Pour enrichir la bibliothèque virtuelle de la connaissance et mettre l’information à la portée de chacun, il n’en fallait pas plus que cette dématérialisation et la générosité des producteurs de contenu, même si dans cette production féconde l’on relevait profusément de déchets.

Le blog enrichit l’internet

Des blogueuses heureuses de partager

D’ailleurs, partant de ce dernier constat, Google, le moteur de recherche le plus consulté hors Chine, a eu besoin de faire le tri afin de « bien positionner » et de restituer aux internautes des ressources dites « pertinentes » dans ses résultats organiques. Puis, pour affiner ses choix, le moteur de recherche a développé des algorithmes successifs et indiqué des recommandations nouvelles aux producteurs de contenus, certaines relevant du bon sens, d’autres totalement obscures pour le commun des blogueurs, pour classer leurs publications dans ses meilleures réponses « naturelles » aux requêtes des internautes.

Produire du contenu est la vocation de la communication

Communiquer, c'est produire du contenu
Communiquer, c’est produire du contenu

Dans ces recommandations de bon sens édictées par le géant de Mountain View, la production et la mise en ligne régulière de contenus originaux sont à mes yeux les plus récurrentes et les plus pertinentes à ce jour.

D’autre part, avec l’avènement du blog et l’expansion d’Internet, l’on a vu apparaitre de nouveaux métiers liés à la production et la gestion de contenu dans les nouveaux médias. On y recense, par exemple, le référenceur Web, le Webmarketeur, le gestionnaire de communauté (community manager en anglais), etc.

Cependant, au lieu que ces nouveaux métiers dynamisent et valorisent le blog pour ce qu’il est, c’est-à-dire un média pour soi, flexible, fondamentalement solidaire et structurant, on observe depuis quelques temps une tendance au déclin du blog.

La désaffection…

Le blog est progressivement abandonné par les internautes au profit d’espaces communautaires plus interactifs tels que Facebook, Instagram, Twitter mais où la pensée n’est pas toujours structurée, ou alors, elle est si réduite dans son expression qu’elle en devient parfois simpliste. Le blog n’a plus la côte. Il est de moins en moins sexy. On lui trouve plusieurs défauts.

Il apparait comme un outil techniquement contraignant à prendre en main, laborieux à positionner dans les meilleurs résultats organiques de Google et financièrement exigeant. Les publications du blog sont de moins en moins lues pour être commentées, ce qui entame l’ardeur de bien d’éditeurs de blog qui trouvent dans ces commentaires-là une sorte de consécration sinon un encouragement à poursuivre l’effort de partage.

A la découverte des réseaux sociaux

Réseaux sociaux interactifs
Réseaux sociaux interactifs

Les internautes se sont résolument tournés vers des plateformes plus simples à administrer et encore plus proches des gens. Il est indéniable que les réseaux sociaux favorisent plus rapidement les interactions entre les internautes qui se trouvent des affinités et se sentent proches les uns des autres. Il est maintenant commun d’observer des complicités s’exprimer publiquement sur les réseaux sociaux entre deux ou plusieurs internautes qui ne se sont physiquement jamais rencontrés. Certains affectifs, dans cette semblance, s’autorisent même à désigner le copain du réseau par un tendre surnom formé dans leur cœur d’ami virtuel.

La parole est libérée

Ces nouveaux médias, en plus de vaincre la timidité des gens, ont aboli plusieurs complexes notamment ceux liés à l’analphabétisme et à l’illettrisme. Et c’est tant mieux. Ces personnes frappées par l’analphabétisme et par illettrisme ont besoin de se faire entendre et le font à leur manière. Mettre un Like ici, publier en commentaire un Gif animé ou diffuser des photos ou des vidéos sans légendes sont devenus des actes courant pour un très grand nombre d’entre eux.

La rigueur intellectuelle se dissout

Cependant, l’on comprend moins que des personnes dites instruites y publient sans se préoccuper de respecter les règles élémentaires de la syntaxe ou de l’orthographe des mots usuels. La courtoisie nous impose, quand nous en sommes capables, de diffuser des textes dépourvus de faute. C’est pourquoi il est recommandé de prendre le temps de se relire plusieurs fois, de corriger son texte avant de le publier. C’est une exigence. Et même publiée, la fonction « Modifier la publication » des réseaux sociaux existe et permet de se corriger après diffusion.

Attention…

Tout s’exprime sur les réseaux sociaux. Presque tout y est facile. Tellement facile que l’impertinence, l’escobarderie, la grossièreté, la violence y ont trouvé là un canal de publicité aisée.

Se construire une E-identité valorisante

Un expert

Tout n’est pour autant pas sombre sur ces réseaux sociaux. Ils sont complémentaires du blog pour diffuser l’information au plus près des gens. Ces plateformes ont également accéléré la pénétration de l’Internet et l’appropriation par le public des instruments et canaux numériques. Certains, et c’est connu, en ont fait un espace professionnel et y tiennent une activité constructive. Il faut les encourager à consigner leur production dans un blog, dans leur blog. Cela leur appartiendra davantage et permettra en plus de se construire une identité numérique valorisante sur la Toile. Car, contrairement aux réseaux sociaux, les publications sur le blog sont rattachées à leurs auteurs et elles sont proposées aux internautes dans les résultats organiques des moteurs de recherche. Ceci porte naturellement sur l’auteur un certain prestige.

Vous l’aurez compris, je vous propose de revenir au blogging « traditionnel ». Le blog est un espace adéquat pour exprimer une pensée structurée, une expertise avérée, un talent reconnu.

Je vous recommande d’acquérir un nom de domaine original et de bâtir sur Internet une identité numérique valorisante en diffusant sur son blog du contenu authentique, structuré, pertinent.

Vive le blog, le blog n’est pas mort

Communiquons
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