Internet est un vaste et puissant réseau d’informations. Chaque jour, des milliers de données y sont partagées. Les producteurs de contenu en ligne rivalisent d’ardeurs et de bonnes pratiques pour que leurs publications soient vues par le maximum d’internautes. Le but recherché est d’accroître le trafic de leads sur leurs sites Internet, élargissant de fait leur visibilité, et de se bâtir implicitement une notoriété que la plupart espèrent monétisables.

En Afrique notamment, noyé dans les innombrables ressources diffusées sur Internet à partir d’autres contrées, l’on pourrait se demander, quand notre visibilité sur le Web dépend pour une grande part du trafic généré par Google, à quel moment ce moteur de recherche restituera nos publications (mise en ligne à partir de l’Afrique) sur une page entière de ses meilleurs résultats organiques. Nous n’y sommes pas suffisamment présents.

Google, moteur de recherche le plus consulté au monde, dit organiser l’information à l’échelle mondiale pour la rendre universellement accessible et utile. La promesse est généreuse. Et tous les professionnels du web en veulent chacun une belle part. Qui seront les élus ? Quels auteurs, quels contenus le moteur de recherche recommandera-t-il ?

Faire une recherche sur Google
Faire une recherche sur Google

Pour remplir sa promesse, Google Bot, le robot d’indexation de Google, analyse les publications sur le Web, en sélectionne quelques-unes pour les restituer dans ses résultats de recherche naturels, en les classant par ordre décroissant selon ses critères de pertinence. Ces critères ainsi que des recommandations aux internautes sont annoncés et publiées sur le blog de Google. Les producteurs de contenus en ligne et les professionnels SEO (Search Engine Optimization, discipline d’optimisation de page Web pour augmenter sa visibilité sur la Toile via les moteurs de recherche) tentent de se les approprier pour améliorer ou consolider la visibilité de leurs publications.

Cependant, le constat est net, quelque soit la requête introduite, fut-elle localement populaire, les réponses organiques en provenance du continent sont encore insuffisantes dans les trente (30) premières positions de Google. Et ce n’est pas toujours imputable au moteur de recherche. L’on peut s’interroger autrement : que peut bien faire Google quand il manque de publications pertinentes produites localement à restituer dans ses SERP ?

Ils n’ont rien mis sur Internet

Ressource introuvable dans les SERP
Ressource introuvable dans les SERP

Koukougnon, mon vieil ami, m’a téléphoné hier soir pour me conter sa mésaventure de la journée. En préparant sa rencontre d’affaires avec des clients fortunés, et pour étayer ses arguments de vente, il a utilisé Google dans le but de retrouver la référence d’une publication juridique ivoirienne. Mais, les trente (30) premières réponses qui lui ont été proposées sur les différentes requêtes envoyées au moteur de recherche depuis Oyoroh, localité ivoirienne où il séjourne pour quelques jours, étaient des références juridiques de la France, de la Belgique et de la Suisse. Il n’y avait pas une seule réponse en rapport avec la Côte d’Ivoire. Et Koukougnon de faire son amer constat : « ils n’ont rien mis sur Internet ».

Qui « ils », Koukougnon ? L’Etat ivoirien, les organisations nationales, les entreprises, les particuliers…, qui ?

Nous sommes tous responsables de cette carence et Koukougnon parmi les premiers. C’est pourquoi je veux adresser cette lettre à mon ami et par-delà Oyoroh, aux internautes d’Afrique avec ces trois conseils pour qu’Internet change pour nous :

3 conseils pour rendre Internet profitable partout en Afrique

Cher Koukougnon, mon ami,

Hier, j’ai perçu dans ta voix du désarroi alors que tu me parlais au téléphone. Toi, juriste, expert immobilier, en déplacement dans l’arrière-pays, tu as vainement utilisé Google pour consulter une ressource juridique que tu as oubliée d’emporter avec toi pour préparer ta rencontre avec tes clients. Tu me sais désolé pour toi.

Mais, je me permets de profiter de ta mésaventure pour te suggérer trois conseils pour que Google puisse nous servir utilement à tous et partout où nous allons en Afrique.

1- Quand tu seras rentré de ton voyage, crée un site Web (Blog), je pourrai t’y aider, et mets-y toutes les ressources de ta profession qui ont un caractère public et qui sont en ta possession : les réglementations de loyer par exemple… Cela t’aidera quand tu les auras (encore) oubliées (cela t’arrive souvent) de les récupérer plus facilement, et cela aidera de nombreux usagers du Web. De cette manière, tes publications contribueront à enrichir Internet et Google pourrait les proposer à qui les demande, partout. C’est seulement en produisant du contenu de qualité et en le mettant en ligne correctement qu’Internet nous servira utilement dans nos recherches.

2- Pour donner plus de chance à tes publications d’être indexées par Google, utilise les mots-clés et les longues traines les plus usités dans ton métier pour optimiser chacune de tes publications sur ton site. Garde à l’esprit que les internautes ont besoin d’avoir des informations sur ton domaine d’activité et ils utilisent principalement des mots-clés pour les rechercher sur le Web…

3- Aussi, dès que tu publies une ressource sur ton site Web, n’oublie jamais d’envoyer un sitemap à Google pour lui indiquer que tu viens de faire une mise à jour. Ses robots d’indexation, informés, pourront explorer ta mise à jour rapidement pour en extraire le bon jus. Je te recommande également de faire valider ton site avec Google Webmaster Tools.

Internet profitable… à nos enfants

Internet utile à nos enfants
Internet utile… à nos enfants

Koukougnon, mon ami, sers-toi des recommandations de Google pour faire remonter tes publications dans ses meilleurs résultats naturels. Ce serait dommage que tu fasses tout ce important travail et qu’il reste noyé dans les méandres d’Internet, comme de milliers d’autres.

Je sais compter sur toi Koukougnon. Ne me dis surtout pas, quand tu seras revenue à Abidjan, que tu as résolu ton problème, alors tu n’as plus besoin de publier quoique ce soit… Fais-le pour que cela serve aussi les autres, aujourd’hui ou dans trente ans. Qui sait ? 

Tu auras fièrement contribué au Big Data local dont tout le monde rêve. Pour qu’Internet soit utile et profitable à tous, surtout à nos enfants.

Passe un excellent séjour à Oyoroh et ramène-moi quelques-unes de ces petites mangues avec des fibres dans la chair, je les aime beaucoup.

Ton ami,
Blagnon

Billet initialement publié sur blog.web-et-editions (Voir ici le billet original)
Billet mis à jour le 10/01/2020

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